Les points-clé

Le relâchement

Le premier objectif du shintaido est de rendre le corps et l’esprit complètement souples,fluides et détendus. On cherche la flexibilité de l’algue.

L’extension

Dans une seconde étape, on développe l’amplitude des formes et des mouvementsà travers lesquels on exprime sa force vitale et ses talents.

L’ouverture

Beaucoup d’exercices permettent d’ouvrir le corps :les hanches, le ventre, la poitrine, les mains. Les pratiquants cherchent à développer un esprit d’ouverture face à la vie et aux autres.

L’efficacité

Les kumités (exercices avec partenaire) permettent de tester l’efficacité des techniques enseignées.La détente du corps, l’amplitude des mouvements, la justesse de l’intention rendent les techniques efficaces.

La beauté

La fluidité, la clarté des mouvements sont une part essentielle du shintaido. Les mouvements ont un sens, les pratiquants sont encouragés à les « habiter ».

La coopération

Il n'y a pas de compétition. Chaque participant est encouragé à s'exprimer librement et à découvrir son potentiel dans un esprit de coopération,de respect de l'autre et de confiance.

La liberté

Dans le shintaido, la discipline est une voie conduisant à la liberté du mouvement.Lors d’un kumité, la pratique, d’abord formelle, se transforme progressivement en une sorte de danse entre les partenaires.

Des stages en pleine nature

Des journées de pratique avec un thème spécifique sont régulièrement organisées. Mais aussi des stages régionaux ou nationaux de plusieurs jours Entre autres stages, tous les ans a lieu le Kangeiko («Pratique au Cœur de l’Hiver »).Ce stage, particulièrement dynamique, se déroule, sur une plage sauvage. Chaque cours est unique. Son déroulement est fonction de l’instructeur, de la condition physique des participants, des circonstances, du lieu et de la saison.Les cours peuvent être plus ou moins dynamiques, plus ou moins méditatifs. Certains cours sont plus spécialement axés sur la détente et le bien-être. La plupart des cours comprennent un échauffement, des sauts, la pratique de katas et une courte méditation au début et à la fin.

Les différentes facettes

Un art martial moderne et non violent

Le shintaido part du constat suivant : à l’heure actuelle, les difficultés à surmonter dans les sociétés occidentales, relèvent plus souvent de l’ordre psychologique ou émotionnel que de l’ordre de l’affrontement physique. Ce ne sont plus des techniques de combat qui sont nécessaires mais des moyens permettant de vivre dans les sociétés modernes et de faire face aux difficultés qu’elles génèrent.Le shintaido propose des mouvements corporels qui permettentde développer des ressources pour mieux vivre.Ces mouvements conduisent progressivement les pratiquants à adopterune nouvelle façon d’être: intuitive, plus à l’écoute de soi et avec moins de tensions.

Une pratique artistique d’expression de soi

La peinture et la musique occidentales ont fait partie des sources d’inspiration du shintaido lors de sa création dans les années 1960. Le secret espoir de son fondateur, Aoki Hiroyuki, était de créer un art martial qui se situerait au niveau des réalisations des grands artistes occidentaux. La beauté et la fluidité des mouvements sont une composante essentielle du shintaido.

Un outil de développement personnel

La pratique du shintaido est destinée à développer la conscience corporelle et la réceptivité aux multiples informations que communique le corps. Elle est un conçue comme un outil de découverte de l’état intérieur du pratiquant, de son évolution, de ses freins mais aussi de ses ressources. Les exercices avec partenaire sont l’occasion de découvrir et développer la capacité à communiquer et à s’affirmer. Le dojo peut être aussi utilisé comme un espace dans lequel on peut explorer d’autres façons d’être, en toute sécurité : le relâchement dans l’action, l’affirmation de soi, la détermination, la concentration.

Une pratique de santé

La médecine chinoise et diverses techniques de soins issues de cette tradition ont inspiré au fondateur du shintaido des mouvements qui favorisent la circulation de l’énergie et donc, le mieux-être. La pratique du shintaido développe la tonicité du corps, sans tension musculaire. Les exercices, qui utilisent la voix et le souffle, apprennent aux pratiquants à bien réguler leur respiration.

Un antidote au stress

La pratique libère le corps de ses tensions et lui permet de retrouver un mouvement naturel et libre. L’idée est que plus le corps est libre, plus les mouvements sont efficaces. Ce mieux-être dans le corps rejaillit ensuite dans la vie de tous les jours.

Un art martial destiné à tous

Le shintaido fait appel à des qualités (le relâchement, l’ouverture, le ressenti, l’intuition) qui ne nécessitent pas une force physique particulière. Dans cette perspective, les cours comprennent souvent une partie très dynamique destinée à dépasser l’énergie physique/volontaire des pratiquants. Cette énergie volontaire qui s’exprime souvent par l’usage excessif d’un nombre limité de muscles, n’a en effet aucun intérêt pour la pratique du shintaido. Une fois cette énergie épuisée, le pratiquant entre dans un mode énergétique très différent qui le régénère. Le mouvement devient naturel, sans effort, le souffle et le geste sont unifiés.

Une voie de développement spirituel

Le shintaido peut être vécu comme une « voie » de développement spirituel. Il amène souvent chez les pratiquants une conscience de plus grande proximité ou d’union avec la nature. Il intègre de nombreux exercices de méditation issus du bouddhisme ésotérique.Chaque cours débute et se termine par une courte méditation.

A qui s’adresse le shintaido ?

Le shintaido s’adresse à des adultes quelque soit leur âge.Il offre différents modes de pratique adaptés aux conditions physiques et aux attentes de chacun. Ainsi le shintaido yokitai (pratique douce du shintaido) est plus particulièrement adapté aux personnes désirant des exercices plus calmes et méditatifs.A l’inverse, le shintaido kaihotai, plus dynamique, convient bienà des personnes désirant exprimer leur énergie physique.

Historique

Le shintaido a été créé dans les années 60 par Hiroyuki Aoki

Voir la biographie d'Hiroyuki Aoki.

Le karaté de Gichin Funakoshi à Shigeru Egami

Originaire de Chine, le karaté a été introduit dans l’île d’Okinawa . A l’origine, les techniques de combat chinoises étaient essentiellement réservées aux membres de la noblesse d’Okinawa, pour lesquels elles constituaient une préparation à l’usage d’armes. Elles se diffusèrent ensuite très lentement dans la population, au fur et à mesure quecertains des représentants de la petite noblesse se trouvaient réintégrés au peuple par les aléas de la vie. A partir du XIXe siècle, sous l’impulsion de plusieurs maîtres successifs, commença à se créer une véritable culture martiale. Le karaté d’Okinawa se systématisa en intégrant des techniques chinoises et japonaise jusqu’à devenir un art véritablement original. Cet art s’exprimait dans des styles différents au travers de plusieurs écoles. Gichin Funakoshi au début des années 20 étudia ces différents courants, ce qui était inhabituel à l’époque. En 1922, il s’établit à Tokyo et fit connaître et respecter le karaté au reste du Japon et dans le monde.L’un de ses disciples, Shigeru Egami poursuivit cette tâche et apporta au karaté d’importantes modifications. Sous la direction du maître Shôyô Inoué, neveu du fondateur de l’aïkido et directeur de l’école Shinwa-Taido il assimila également l’héritage de la tradition martiale japonaise. Cette influence s’avéra prépondérante et modifia sa pratique au point que le karaté de Shigeru Egami a été classé par Tokitsu en 1997 parmi les deux formes de karaté qu’il considère comme influencées par le budo. Aux alentours de 1955, Shigeru Egami commença à enseigner dans les clubs universitaires de karaté.Jeune pratiquant à l’époque, Hiroyuki Aoki qualifia ensuite cette arrivée de « rayon de lumière pénétrant l’obscurité » d’une pratique vécue par lui comme passablement brutale et archaïque, même si bénéfique en dernier lieu.

Le karaté de Shigeru Egami à Hiroyuki Aoki

Sous la direction de Maître Shigeru Egami, le jeune Hiroyuki Aoki pénétra profondément dans le monde des arts martiaux.Il atteignit en quatre ans le plus haut niveau de sa fédération, ce que tout un chacun accomplissait alors normalement en une vingtaine d'années. Fervent admirateur des grands artistes occidentaux, Hiroyuki Aoki avait l’intention de se consacrer à une carrière artistique lorsque Shigeru Egami lui demanda son aide pour l’enseignement des nouvelles générations et le développement de recherches qu’il ne pouvait plus poursuivre lui-même en raison de son état de santé. Ils fondèrent alors un groupe de travail, la Rakutenkai, dont Hiroyuki Aoki prit la direction. Un passage de son livre donne une idée de ce que signifiait enseigner sous l'autorité de Shigeru Egami. Il renseigne également sur la manière dont Hiroyuki Aoki établissait des liens entre cette activité et sa passion pour l'art. Au chapitre "Le gorei comme direction d'orchestre", il écrit : "Le gorei est tout à fait comparable à la direction d'un orchestre symphonique. Lorsque je donne le gorei, je compte en japonais –ichi, ni, san,... quelquefois à voix haute, quelquefois silencieusement. Donner le gorei c'est aider chaque individu du groupe à exprimer ses émotions, ses pensées ou sa philosophie et amener tous les participants à se fondre dans un ensemble plus grand." Parallèlement à cette activité, Maître Shigeru Egami le présenta à un nouveau professeur : Maître Shôyô Inoué ( Aïkido ) Après la deuxième guerre mondiale, le karaté avait connu, comme le judo et d'autres arts martiaux japonais, un grand engouement international suite à l'intérêt que leur portèrent les GI au cours de l'occupation américaine du Japon. Suite à cela un certain nombre de modifications majeures y avaient été apportées (particulièrement l'institution de compétitions officielles inconnues jusqu'alors). Le nombre d'écoles s'était multiplié. Puis vint le choc : au cours des Jeux Olympiques de Tokyo en 1964, les judokas japonais furent pour la première fois de leur histoire vaincus par un étranger, le hollandais Anton Geesink qui, en plus de posséder une technique hors pair, était tout simplement plus grand et plus fort qu'eux. Ce fut un bouleversement pour tous les pratiquants japonais des arts martiaux. Pour Maître Shigeru Egami, ce fut aussi la révélation que l'effort de rationalisation des arts martiaux, si souhaitable qu'il ait été pour leur diffusion, avait fini par les vider de leur substance sans leur en faire gagner une autre. Aidé de Hiroyuki Aoki, il s'engagea alors dans un effort de reconstitution (au-delà du travail déjà accompli par Gichin Funakoshi) et de transcription des katas, le patrimoine culturel du karaté. Ils menèrent également une recherche sur l'usage du corps et l'expression de la force. Ils en vinrent ainsi à réaliser à quel point un certain nombre de théories ayant cours à cette époque dans les arts martiaux à ce propos pouvaient être erronées, voire proprement inutiles, alors que d'autres, qui étaient négligées, se révélaient de véritables trésors. Shigeru Egami a intégré par la suite dans la pratique de son karaté, déjà très innovante, quelques unes de leurs découvertes. Au bout de quelques années néanmoins, la dynamique d’évolution impulsée par son bouillant disciple devint telle qu’il ne fut plus possible à Shigeru Egami de l’incorporer à son karaté sans risquer de perdre la partie des pratiquants que ces innovations désorientaient. Selon Hiroyuki Aoki, Shigeru Egami lui conseilla alors de créer, malgré sa jeunesse, sa propre école. Les membres du Rakutenkai fondèrent tout d’abord l’organisation Sogo Budo (art martial de synthèse) qui se fixa pour but, entre autres tâches, de produire une encyclopédie des katas de karaté. C’est ainsi que le travail de défrichage et de mise en valeur des deux maîtres aboutit au début des années 70 à la publication d'une sorte de "bible" de référence entièrement en images : "Karate-Do Kata, For Professionals". Ceci fait, les membres de la Rakutenkaï offrirent cette encyclopédie en guise de cadeau d’adieu à leur ancien maître, procédèrent à la dissolution de l’organisation et en créèrent une nouvelle, véritablement indépendante, le Shintaido, capable de permettre la pleine expression des capacités créatrices de H. Aoki.

Un "budo moderne"

Les aspirations spirituelles et artistiques de Hiroyuki Aoki n'étaient pas vraiment satisfaites par la discipline telle qu'elle existait vers le milieu des années 60. Epris de beauté et de paix, il dit avoir été à la recherche « d'un mouvement qui soit à la fois doux et en expansion, s'étendant jusqu'aux confins de la terre, et une force tranquille tournée ni contre le corps ni contre la Nature ... [mais au contraire] en harmonie avec le rythme de la Nature qui bat profondément dans nos corps ». Parallèlement à ses activités avec Shigeru Egami, Hiroyuki Aoki avait donc rassemblé autour de lui son groupe de recherche hétéroclite comprenant des pratiquants expérimentés mais d'autres aussi qui avaient cessé la pratique, qu'ils trouvaient trop rude et impitoyable, et d'autres encore qui étaient limités physiquement. En 1964 il avait atteint son but et découvert, d’après lui comment mouvoir le corps de la façon la plus naturelle, la plus belle et la plus efficace. Néanmoins il eût fallu dix ou vingt ans de pratique à un débutant avant d'accéder à cette sorte de mouvement. S'il voulait que ses découvertes puissent amener le développement de la nouvelle culture par le corps à laquelle il aspirait, et qu’elles puissent être transmises facilement, il fallait qu'il traduise ces mouvements en un système de formes capable de conduire pas à pas à la maîtrise avec une rapidité et une facilité relatives. Il voulait donc créer un art martial qui conviendrait au grand public. Ce nouvel art martial devait être un moyen de revitaliser le corps et l’esprit, de donner l'énergie et l'espoir de mener une vie plus colorée et empreinte de fraîcheur, de renouveler chaque jour la conscience. En tant que budo il devait également:"s'appuyer sur des idées qui englobent la poursuite de la vérité et des idéaux, l'amour impartial du prochain, ainsi que la qualité d'humilité inhérente à cette quête (...). La vie et la mort sont des réalités humaines universelles et restent une question fondamentale pour chacun de nous. Dans cette perspective, le budo japonais est une philosophie unique qui a systématisé la question : "comment perfectionner la vie face à la mort?". Ce budo futur doit de la même manière trouver ses racines en vue d'être accepté et apprécié par des gens de tout horizon. Il doit donc dans ses moindres détails satisfaire le principe élémentaire du budo : regarder la mort en face. Il serait préférable que ce nouveau budo présente quelques formes ou techniques simples contenant toute l'essence des arts martiaux traditionnels, en plus des thérapies physiques et respiratoires, du massage, de la méditation, etc. (...) D'un certain point de vue, ces katas doivent exprimer la quête d'un idéal, la vérité, l'amour, la paix et la liberté ; mais ils doivent également être les techniques les plus efficaces qui puissent répondre aux exigences du budo.. Fervent admirateur de la culture occidentale, Maître Aoki dit aujourd'hui qu'il cultivait par ailleurs le secret désir d'amener les arts martiaux au même niveau d'accomplissement artistique que les œuvres immortelles d'artistes passés tels que Beethoven, Van Gogh ou Dostoïevski mais aussi de contemporains comme Henry Miller, Jackson Pollock ou Walt Whitman, qu'il admirait au plus haut point .

La Rakutenkaï

Le 23 septembre 1965, compte tenu de toutes ces idées, il rassembla tous ceux qui lui étaient proches et forma un groupe qu'il nomma « Rakutenkai ». Dans les statuts du groupe, les membres se donnaient pour but de : " ... rechercher la vérité dans la vie quotidienne pour acquérir une parfaite liberté L'organisation était informelle. Parmi les membres il y avait non seulement des instructeurs de haut niveau mais aussi des femmes, des handicapés physiques, des gens qui avaient cessé la pratique, des jeunes et des vieux. Hiroyuki Aoki avait le souci d'offrir aux plus faibles les meilleurs fruits d'une pratique. Fort de sa propre expérience et en vertu d'une lecture intelligente des textes, Hiroyuki Aoki considérait que correctement "nourries" ces personnes auraient toutes chances de se révéler comme des "trésors" pour leurs contemporains. Il proposa au groupe les repères suivants : 1. N'allez pas au delà de vos propres principes moraux. 2. N'oubliez pas votre esprit originel. 3. Ne jugez pas les autres. 4. Aimez votre prochain comme vous-même. 5. Vide (chaque membre le remplissait selon sa propre croyance). Formation d'une équipe et travail de recherche Parmi ce groupe, Hiroyuki Aoki sélectionna une équipe d'environ trente instructeurs chevronnés pour mener des recherches approfondies sur la pratique. Le keiko de karaté de l'époque était ordinairement plutôt sévère et rigoureux. Dans son ouvrage, "The art of Karate-do" Maître Shigeru Egami explique que la manière correcte de pratiquer un kata consiste à le répéter dix, vingt, cinquante, cent fois sans s’arrêter et sans se poser de questions. Il faut passer par l’épuisement physique quitte à tomber ou s’évanouir de fatigue.

Ces pratiques se situaient toutefois dans le cadre de formes amplement expérimentées. Le monde particulier de perceptions dans lequel pénétraient les pratiquants à mesure que s'épuisaient leurs forces physiques était en quelque sorte « balisé » par les formes mêmes qui les épuisaient et leur instructeur bénéficiait de l'expérience accumulée de ses prédécesseurs dans la conduite de cette exploration. Dans la recherche pour une nouvelle pratique, rien de tel. Hiroyuki Aoki avançait résolument dans des contrées inexplorées de l'organisme et du psychisme humain et chaque membre du groupe savait d'avance qu'il existait une probabilité non-négligeable qu'il n'en revînt pas. « La pratique menée par Aoki Senseï était extrêmement rigoureuse. (...) Pour faire l'expérience de ce qui arrivait au delà des limites humaines, là où ordinairement nous perdons connaissance, une pratique incroyable fut mise en place, même lors de jeûnes de plusieurs jours. En plus des pratiques quotidiennes, ils s'entraînaient presque chaque nuit, à proximité de la maison de leur maître, à Yokohama, où ils séjournaient. Ils lui parlaient et l'écoutaient jusque tard dans la nuit et quand tout le monde était arrivé, ils allaient pratiquer dans un parc ou sur la plage. Ce fut pratiquement un gashuku permanent qui dura presque trois ans. Durant toute cette époque ils dormirent en moyenne trois ou quatre heures par nuit Tous les membres étaient volontaires et pouvaient quitter (ce que certains firent) la pratique à tout instant sans en être bannis pour autant, ce qui était la coutume des arts martiaux traditionnels.

La nouvelle pratique

A partir de ces keikos expérimentaux de la Rakutenkaï, Hiroyuki Aoki choisit les mouvements et waza mis en œuvre par ce groupe restreint qui répondaient à ses exigences pour un nouveau budo, et les introduisit dans son nouveau keiko. Trois katas de base virent successivement le jour durant cette période :

* Tenshingoso,

* Eiko

* Hikari

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